Asie,Et ailleurs,Japon

3 semaines au Japon

Voilà plusieurs années déjà que nous en parlions, visiter le Japon, un rêve qui nous semblait lointain, presque inaccessible. Car le Japon, c’est cher, on n’y pas pas tellement anglais, il y a des tremblements de terre… Tous ces arguments que vous avez sûrement déjà entendu à propos de ce pays. Et un beau jour d’octobre, nous avons pris nos billet pour Tokyo : 19 avril – 11 mai 2018. Nous avions 6 mois devant nous pour préparer notre voyage. Alors en attendant que je trie mes 6000 photos, je vous propose donc un petit topo sur l’organisation de notre « railtrip », beaucoup de blabla, et des tips que j’aurais aimé avoir avant de partir.

Agence vs Homemade

Par soucis d’économies, nous avons décidé de tout organiser nous-même. Certes, passer par une agence apporte un confort certain, mais demande un budget bien plus élevé (surtout pour 3 semaines). Néanmoins, consulter les sites des agences de voyage est d’une grande utilité pour préparer l’itinéraire et la durée des différentes étapes.

Le piège numéro 1, c’est de vouloir trop en faire. Je connais cette envie de tout voir, de ne passer à côté de rien. Mais un voyage, ce n’est pas juste une liste de checkpoints et c’est important de se laisser du temps. Du temps pour se perdre, pour faire des rencontres, pour se reposer un peu aussi. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il faut éviter autant que possible de TOUT planifier à l’avance, parce qu’on ne peut pas prévoir ces fameuses rencontres, ni la météo, la fatigue, les courbatures, les hasards… Ça ne veut pas dire non plus qu’il faut débarquer sans aucune idée de là où l’on va dormir le soir même. Comme toujours, tout est une question d’équilibre.

Se déplacer au Japon

N’ayant pas le permis de conduire, la question de louer une voiture a été vite réglée pour nous. Sachez tout de même qu’au Japon, la conduite se fait à gauche et qu’il vous faudra un permis international pour y louer une voiture… et même un scooter. Dans certaines régions isolées ou peu touristiques, la voiture peut être utile pour pouvoir bouger sur place, mais pour un premier voyage, je ne pense pas que cela soit indispensable.

Sans permis, le Japon reste une destination tout à fait accessible grâce à un réseau ferré bien développé et particulièrement performant. D’ailleurs, sur de longues distances, le train m’a semblé être la meilleure option pour se déplacer, les voitures ne se conduisant pas encore toutes seules, et encore moins à 300 km/h. Pour certains trajets, nous avions envisagé l’avion, mais notre séjour se trouvant en pleine « golden week » (alias la super haute saison au Japon), les tarifs nous ont vite découragés.

Prendre le train au Japon, ce n’est pas si compliqué. Promis.

Premier point, malgré mes recherches, je n’ai pas trouvé de moyen de réserver depuis l’étranger. Mais rassurez-vous, cela ne devrait pas vous poser problème. Tout d’abord, parce que vous aurez la possibilité de réserver une fois sur place, mais également parce que tous les trains comportent des wagons « sans réservation » (trois, de ce que j’ai vu) et même durant les journées les plus chargée, nous n’avons eu aucun mal à trouver une place (ok, on s’est parfois levé aux aurores, mais au moins, on a eu notre train).

En fonction des trajets que vous prévoyez de faire, il peut être intéressant de prendre un JR pass qui vous permettra d’emprunter le réseau JR en illimité, c’est à dire le train (à l’exception des « Mizuho » et « Nozomi »), mais également certains bus et ferry. Nous avons opté pour un pass de 3 semaines, qui nous est revenu à 429€ par personne. Ça peut sembler beaucoup, mais acheter les billets individuellement nous serait revenu à plus de 700€. Oui, faire 3500 km, ça a un coût.

Définir l’itinéraire

Pour toute la planification du voyage, mon meilleur allié a été le site Hyperdia. On y trouve les horaires, les prix, les correspondances, et même les voies de départ des trains. Tout le monde ne jure que par ce site. Il permet de bien anticiper les temps de trajet tout en restant réaliste sur les transferts entre les différentes étapes.

Si le hasard fait souvent bien les choses, il faut de temps en temps forcer le destin. Un des trucs que j’adore lorsque je voyage, c’est tomber sur des événements locaux comme des festivals, des concerts, des brocantes… Et le Japon n’en manque pas alors n’hésitez pas à faire vos recherches car les hébergements peuvent être pris d’assaut des mois à l’avance. C’est d’ailleurs comme ça que nous avions arrêté nos dates de séjour à Hiroshima, pile pour le festival des fleurs. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Où se loger ?

Business hotel, hôtel classique, hôtel traditionnel, ryokan, minshuku, AirBnb, temple, capsule hotel, love hotel … Il y a l’embarras du choix en matière d’hébergements. Si vous bougez pas mal ou si l’escale est courte, loger à proximité de la gare est généralement une bonne idée : on se débarrasse rapidement des bagages encombrants et on est paré pour explorer.

Le Business hotel : Oubliez le charme, ici, on est dans le pratique. Les chambres sont petites et le lit occupe quasiment tout l’espace, ce qui peut s’avérer quelque peu problématique si vous avez beaucoup de bagages. D’ailleurs si vous comptez dormir avec votre moitié, sachez que le lit « double » est généralement « une place et demi », soit 120 à 130cm. Collééééé, serréee !

Le Ryokan : Auberges traditionnelles. On dit souvent qu’ils sont plus chers que les hôtels, mais en cherchant bien, on peut trouver des prix tout à fait abordables. On y dort en général sur des futons, qui sont mis en place par le personnel pendant le repas du soir (mais tu peux aussi te retrouver à regarder une vidéo sur Youtube à 23h parce qu’en fait c’est à toi de le faire…). Seul bémol, dans les ryokans, le couvre-feu est souvent de mise (une petite pensée à Cendrillon), donc plutôt à réserver dans des coins tranquilles. C’est un hébergement à essayer au moins une fois lors de son séjour. Si vous avez des tatouages, optez pour une chambre avec sa propre salle d’eau ou assurez vous que l’accès aux bains publics vous sera autorisé.

AirBnb : Les offres sont très nombreuses dans les grandes villes mais se raréfient fortement dès que l’on s’éloigne des grands centres urbains où l’on trouvera davantage de Minshuku (l’équivalent de nos chambres d’hôte).

Sauf exception, on a été plutôt très reçu et le personnel, bien que ne parlant parfois pas anglais, a toujours fait de son mieux pour nous aider.

Infos pratiques

JR pass

Si vous optez pour un JR Pass, il est conseillé de le prendre chez un revendeur affilié avant le départ car il est légèrement moins cher que sur place et ça permet aussi d’étaler les dépenses. Puis franchement, après 11h de vol, c’est un peu la dernière chose à laquelle on a envie de penser. Bon, il vous restera quand même à échanger le « voucher » contre votre vrai pass à l’arrivée. Si le prix est quasi partout le même, les revendeurs se démarquent par les frais de port, et la possibilité ou non de retrait boutique.

Pocket Wifi

L’accessoire indispensable. Comment ça, tu peux même pas décrocher de ton téléphone en vacances…? Ça craint ! Enfin, ça c’est ce que je me disais avant. Mais ce qui semble être un gadget peut s’avérer d’un grand secours :

  • parce que les adresses au Japon sont particulièrement compliquées : entre l’absence de nom de rue et une numérotation chaotique, il y a de quoi tourner longtemps… longtemps… Beaucoup de commentaires sur AirBnb d’ailleurs des difficultés à trouver le logement dans les grandes villes.
  • pour consulter Hyperdia.
  • pour téléphoner sans devoir vendre un de vos reins à l’aide d’un service type Skype ou autre. Oui, c’est payant mais pour référence, mon opérateur facture 2,90€ la minute pour appeler vers la France depuis le Japon (et 13,20€ LE mégaoctet). Ils ne blaguent pas. Je vous assure qu’à ce prix, chaque minute d’attente sur le serveur vocal de votre banque pour faire débloquer votre plafond CB allègrement explosé par une session shopping à Ueno vous fait enrager.

Nous sommes passés par Vivre le Japon pour louer le notre. 22 jours, 87€. Récupération de l’appareil à la Poste de l’aéroport, retour grâce à une enveloppe pré-affranchie. Simple, efficace, rien à redire.

Takkyubin

LE truc auquel on ne songerait même pas quand on connait les services postaux français. Le Takkyubin, c’est simplement un service de livraison qui permet notamment d’envoyer ses bagages vers le prochain hôtel. C’est fiable, ponctuel (et pas cher si on compare à Chronopost).

Concrètement, nous nous sommes servis de ce service une fois. Nous avions prévu une randonnée entre deux « points de chute » un peu éloignés mais n’étions pas sûrs que les consignes soient ouvertes ce jour-là et l’idée de marcher des heures chargée comme une mule ne m’enchantait guère. C’est le réceptionniste de notre hôtel qui nous a aidé à remplir le formulaire et s’est chargé de tout ensuite. Pour deux sacs de 10kg, le prix était de 2700 yens (soit environ 18€). Le lendemain, nos bagages nous attendaient dans notre nouvelle chambre. Là encore, simple et efficace.

Je ne savais pas tellement à quoi m’attendre avant d’arriver, mais clairement, j’étais loin de me douter à quel point je tomberais sous le charme du Japon. On a déjà envie de revenir… Visiter le nord du pays à l’automne. C’est tout pour cet article déjà assez long.

Vous avez d’autres astuces et infos utiles pour visiter le Japon ?

 

Article précédent

2 Comments

  • Reply
    Béné no Fukuoka !
    22 juin 2018 at 2 h 08 min

    Vivement le récit ! Les quelques photos de cet article sont déjà très jolies et j’ai hâte de lire ce que tu as pensé de Kagoshima et Yakushima.

    • Reply
      Mademoiselle paresse
      22 juin 2018 at 16 h 07 min

      Merci beaucoup ! Tu as un blog très chouette, je vais le conserver bien précieusement pour notre prochain voyage !

    Leave a Reply